Alain Corbellari

Les mondes du Concombre masqué

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Conclusion

 

Dans un espace très concentré (les planches de l’album), Mandryka nous offre une parabole absurde, dérisoire et surtout drôle (j’ai peu parlé du rire, mais la plupart des mécanismes que j’ai démontés sont ceux qui, au premier degré, le déclenchent) qui se révèle par renversement des valeurs, plus vraie que la réalité.

Allégorie : « L'Information » guidant le peuple vers le « Progrès ».

Profondément ancrée dans le XXe siècle, l’œuvre nous montre, sur fond de psychanalyse et de luttes sociales, la relativité de l’homme dans un monde qui lui échappe, l’impossibilité du savoir absolu et la résignation de ne jamais pouvoir accéder au rêve puisqu’il fait partie de la réalité.

« VIVE LA CROISSANCE ! LA DEMOCRATIE ! ET L'EUROPE !  »
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Nous retiendrons la conclusion humaniste du tome 3 (Maître du Monde) qui invite à se débarrasser des voiles de l’hypocrisie et des chaînes de l’absolu pour partir à la découverte du monde qui nous entoure.

Et je ne vois pas de meilleure conclusion à cette étude que ces vers de Pindare que Camus a placés en épigraphe du mythe de Sisyphe et qui semblent résumer toute la philosophie du Concombre :

« Mon âme, ne recherche pas la vie immortelle mais épuise le champ du possible. »
Pindare

 

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 Notes: